Aide pour le jeu : Corrige tes fautes!

Aide pour le jeu : Corrige tes fautes!Gains : 10 BA par mot corrigé et 50 BO si vous corrihez toutes les fautes !
Voici les réponses
La rose, Pierre Ronsard
Mignonne, allons voir si la rose     Qui ce matin avait éclose     Sa robe de pourpre au soleil     A point perdu cette vêprée     Les plis de sa robe pourprée    Et son teint au vôtre pareil. Las ! voyez comme en peu d'espace,       Mignonne, elle a dessus la place,     Las, las ! ses beautés laissé choir !     O vraiment marâtre Nature     Puisqu'une telle fleur ne dure     Que du matin jusque au soir ! Donc si vous me croyez, mignonne,     Tandis que votre âge fleuronne     En sa plus verte nouveauté,     Cueillez, cueillez votre jeunesse :     Comme à cette fleur la vieillesse     Fera ternir votre beauté.
Le petit prince et la fleur, Saint-Exupéry « Le petit prince traversa le désert et ne rencontra qu'une fleur. Une fleur à trois pétales, une fleur de rien du tout... - Bonjour, dit le petit prince. - Bonjour, dit la fleur. - Où sont les hommes ? demanda poliment le petit prince. La fleur, un jour, avait vu passer une caravane : - Les hommes ? Il en existe, je crois, six ou sept. Je les ai aperçus il y a des années. Mais on ne sait jamais où les trouver. Le vent les promène. Ils manquent de racines, ça les gêne beaucoup. - Adieu, fit le petit prince. - Adieu, dit la fleur. »
Dame souris trotte, Verlaine Dame souris trotte, Noire dans le gris du soir, Dame souris trotte, Grise dans le noir. On sonne la cloche : Dormez, les bons prisonniers, On sonne la cloche : Faut que vous dormiez. Pas de mauvais rêve : Ne pensez qu'à vos amours, Pas de mauvais rêve : Les belles toujours ! Le grand clair de lune ! On ronfle ferme à côté. Le grand clair de lune En réalité ! Un nuage passe, Il fait noir comme en un four, Un nuage passe Tiens, le petit jour ! Dame souris trotte, Rose dans les rayons bleus, Dame souris trotte : Debout, paresseux !
  Les chats, Charles Baudelaire Les amoureux fervents et les savants austères Aiment également, dans leur mûre saison, Les chats puissants et doux, orgueil de la maison, Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires Amis de la science et de la volupté Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres; L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres, S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté. Ils prennent en songeant les nobles attitudes Des grands sphinx allongés au fond des solitudes, Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin; Leurs reins féconds sont plein d'étincelles magiques Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin, Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.
Le petit prince Première rencontre il y a six ans, j'avais une panne dans le désert du Sahara. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur. et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparais à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours. Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille miles de toutes les terres habitées. J'étais plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé.
Un petit poisson, un petit oiseau s'aimaient d'amour tendre Mais comment s'y prendre quand on estdans l'eau ? Un petit poisson, un petit oiseau s'aimaient d'amour tendre Mais comment s'y prendre quand on est là-haut... Perdu aux creux des nuages, on regarde en bas pour voir son amour qui nage. Et l'on voudrait bien changer ses ailes en nageoires Les arbres en plongeoir, le ciel en baignoire
Quand on est dans l'eau, on veut que vienne l'orage Qui apporterait du ciel  bien plus qu'un message Qui pourrait d'un coup changer au cours du voyage Des plumes en écailles, des ailes en chandail
Dans les nuits d' automne, errant par la ville, Je regarde au ciel avec mon désir, Car si, dans le temps qu'une étoile file, On forme un souhait, il doit s'accomplir. Enfant, mes souhaits sont toujours les mêmes : Quand un astre tombe, alors, plein d'émoi, Je fais de grands voeux afin que tu m'aimes Et qu'en ton exil tu penses à moi. A cette chimère, hélas ! je veux croire, N'ayant que cela pour me consoler. Mais voici l'hiver, la nuit devient noire, Et je ne vois plus d'étoiles filer.
Beaux et grands bâtiments d'éternelle structure, Superbes de matière, et d' ouvrages divers, Où le plus digne roi qui soit en l'univers Aux miracles de l'art fait céder la nature : Beau parc et beaux jardins qui, dans votre clôture, Avez toujours des fleurs et des ombrages verts, Non sans quelque démon qui défend aux hivers D'en effacer jamais l'agréable peinture : Lieux qui donnez aux cœurs tant d'aimables désirs, Bois, fontaines, canaux, si parmi vos plaisirs Mon humeur est chagrine et mon visage triste, Ce n'est point qu'en effet vous n'ayez des appas ; Mais, quoi que vous ayez, vous n'avez point Caliste ; Et moi, je ne vois rien quand je ne la vois pas.
Je ne maudirai pas le jour où je suis né. Si Dieu m'a fait souffrir, il m'a beaucoup donné, Je ne me plaindrai pas d'avoir connu la vie. De la félicité que j'avais poursuivie Le trop vaste horizon s'est aujourd'hui borné, J'attends, calme et rêveur, ce qui m'est destiné ; Qu'importe l'avenir ? mon âme est assouvie. L'arbre de ma jeunesse était ambitieux, Fou d'espoir et de sève, hélas ! et les orages, Secouant sa verdure, en ont semé les cieux... Mais le doux souvenir est le glaneur des âges, Et l'oubli n'a jamais si bien tout effacé Qu'il ne reste une fleur dans le champ du passé.
Par je ne sais quelle aventure, Un avare, un beau jour, voulant se bien traiter, Au marché courut acheter Des pommes pour sa nourriture. Dans son armoire il les porta, Les compta, rangea, recompta, Ferma les doubles tours de sa double serrure, Et chaque jour les visita. Ce malheureux, dans sa folie, Les bonnes pommes ménageait ; Mais lorsqu'il en trouvait quelqu'une de pourrie, En soupirant il la mangeait. Son fils, jeune écolier, faisant fort maigre chère, Découvrit à la fin les pommes de son père. Il attrape les clefs, et va dans ce réduit, Suivi de deux amis d'excellent appétit. Or vous pouvez juger le dégât qu'ils y firent, Et combien de pommes périrent. L'avare arrive en ce moment, De douleur, d'effroi palpitant. Mes pommes ! Criait-il : coquins, il faut les rendre, Ou je vais tous vous faire pendre.
  Rose, eût-il fallu te laisser dehors, chère exquise ? Que fait une rose là où le sort sur nous s' épuise ? Point de retour. Te voici qui partages avec nous, éperdue, cette vie, cette vie qui n' est pas de ton âge.